Ces récompenses ressemblent à des intérêts, mais n'en sont pas au sens bancaire. Ce sont des jetons nouvellement créés et des frais. Si l'offre augmente grâce aux récompenses de staking, chaque unité pèse moins, tant que la demande ne suit pas.
Avant de choisir un service, demandez-vous qui détient vos jetons, combien de temps ils restent bloqués et ce qui se passe si le validateur commet une erreur.
Le staking
Sur Ethereum, faire tourner son propre validateur demande 32 ETH et une machine allumée en permanence. La plupart des épargnants délèguent donc à un prestataire, plateforme ou pool de staking. Le rendement varie selon l'activité du réseau et le nombre de participants.
Le staking liquide
Des services comme Lido vous remettent, en échange de vos ETH stakés, un jeton représentatif comme le stETH, que vous pouvez échanger ou utiliser dans la DeFi. C'est pratique, mais les risques s'additionnent : celui du protocole, celui du jeton représentatif et celui de l'application où vous l'utilisez.
Slashing et délais de retrait
Si un validateur se comporte mal, le réseau peut lui confisquer une partie de sa mise : c'est le slashing. Les retraits prennent en outre de quelques jours à plusieurs semaines selon le réseau. Avec une plateforme, s'ajoute le risque de défaillance de la plateforme elle-même.
Le minage en France
Le minage de bitcoin est devenu une industrie, avec des machines spécialisées (ASIC) installées là où l'électricité est bon marché. Au tarif résidentiel français, la facture d'électricité dépasse en général les gains. Les offres de « cloud mining » sont très souvent douteuses.
La fiscalité des récompenses
Le traitement fiscal des revenus de staking n'est pas entièrement fixé par la loi en France. La pratique la plus répandue les rattache aux bénéfices non commerciaux lors de leur perception, mais la question reste discutée. En cas de montants importants, faites-vous conseiller. Voir fiscalité.