Les stablecoins sont la partie la plus utilisée du marché. Sur les plateformes, ils remplacent le dollar ou l'euro ; dans la DeFi, ils servent de base aux prêts ; dans certains pays, ils protègent contre l'inflation de la monnaie locale.
Leur stabilité dépend de ce qui les garantit et de la confiance que l'on peut accorder à l'émetteur. L'histoire récente compte plusieurs exemples où cela a mal tourné.
Comment ils sont garantis
Les principaux stablecoins, l'USDT de Tether et l'USDC de Circle, sont adossés à des liquidités et à des obligations d'État de courte durée. Chaque jeton émis doit correspondre à un dollar en réserve. Il existe aussi des stablecoins garantis par des cryptomonnaies, comme le DAI, surcollatéralisés, et des modèles dits algorithmiques.
Quand la parité se rompt
En mai 2022, le stablecoin algorithmique TerraUSD (UST) s'est effondré. Il n'était pas garanti par des réserves, mais par un mécanisme d'échange avec le jeton LUNA. En quelques jours, les deux ont perdu presque toute leur valeur. Depuis, les modèles sans réserve sont considérés comme particulièrement risqués.
Les stablecoins sous MiCA
Depuis le 30 juin 2024, les règles de MiCA s'appliquent aux stablecoins dans l'UE. Le règlement distingue les jetons de monnaie électronique, liés à une seule devise, et les jetons se référant à des actifs. Leur émission dans l'UE exige un agrément et des réserves conservées séparément. Plusieurs plateformes ont restreint pour leurs clients européens les stablecoins non conformes, dont l'USDT.
Les stablecoins en euro
Le dollar domine largement, mais il existe des stablecoins en euro, comme l'EURC de Circle ou ceux émis par des banques européennes, dont une filiale de la Société Générale. Pour un épargnant français, ils évitent le risque de change.